La recherche

  • Les ondes électromagnétiques liées à la téléphonie mobile inquiètent. Que dit la science ? Où en sont les recherches ?

    Plusieurs centaines d'études ont été réalisées ou sont en cours dans le monde pour cerner les éventuels risques à l'exposition aux OEM de la téléphonie mobile.
    Ces études - in vitro, in vivo, ou épidémiologiques - sont à la fois extrêmement nombreuses et variées quant à leur financement, leur localisation et le protocole auquel elles obéissent : elles suivent les grandes lignes du programme de recherche de l'OMS établi depuis 1996 et sont évaluées dans leur globalité très régulièrement par des groupes d'experts nationaux ou internationaux. En France, le premier groupe d'experts mobilisé sur ce sujet s'est réuni sous la présidence du professeur ZMIROU en 2001.
    Les travaux de l'AFSSET permettent d'actualiser fréquemment l'analyse des études mondiales.
    Lors de la conférence de l'OMS sur les OEM à Ottawa en juillet 2005, l'analyse des résultats scientifiques a de nouveau confirmé qu'à des niveaux d'exposition inférieurs aux seuils recommandés sur le plan international (ICNIRP 1998), aucun effet négatif pour la santé n'a jamais été établi.
    Le SCENIHR (groupe d'experts de la Commission européenne) en mars 2007 a réaffirmé le bien fondé de ces normes après avoir revu l'ensemble des études scientifiques in vivo, in vitro et épidémiologiques menées depuis le dernier avis européen de 2001 :
    " En conclusion, aucun effet sur la santé n'a été démontré, de manière formelle, à des niveaux d'exposition en dessous des limites de l'ICNIRP de 1998. " SCENIHR -Possible effects of EMF on human Health, mars 2007.
    L'avis 2007 du SCENIHR sur les effets possibles des champs électromagnétiques sur la santé a été résumé à la demande de la Direction générale de la santé et des consommateurs de la Commission européenne. Ce résumé et une FAQ rédigés dans un langage compréhensible par tous sont maintenant disponibles sur le site de la DG SANCO en français.

    Téléchargez la version française :

    " Avis du SCENIHR " Possible effects of EMF on human health

  • Quand un opérateur comme Orange participe aux travaux de recherche sur les OEM, cela signifie qu'il est à la fois juge et partie. Quelle est alors la fiabilité des résultats de ces études ?

    Tout d'abord, quand les chercheurs du Groupe se sont mobilisés il y a 15 ans sur ces sujets, personne d'autres ne le faisait ! La téléphonie mobile venait était en plein essor, et peu de personne y croyait... Le groupe France Télécom a donc pris en charge une partie de ces recherches qui autrement n'auraient pas été financées ni mises en route sur le plan institutionnel. Depuis 2004, nous participons au financement de la Fondation "Santé et ondes radio" reconnue d'utilité publique.

  • Quelle est la mission exacte de La Fondation " Santé et ondes radio " ? Et est -elle vraiment indépendante ?

    Sa mission est de définir, promouvoir et financer, sur une durée de 5 ans, des programmes de recherche (épidémiologique, expérimentale, sociologique) sur les effets éventuels des ondes radio sur la santé et des programmes de diffusion auprès des professionnels et du public des connaissances acquises concernant ces effets.
    Le conseil scientifique décide seul des thèmes des programmes de recherche et des laboratoires qui les conduiront de façon indépendante.

  • Certains scientifiques affirment que les téléphones mobiles sont dangereux pour la santé. Que faut-il en penser ?

    La communauté scientifique dans son ensemble considère que les résultats obtenus à ce jour ne permettent pas de tirer une telle conclusion. Si certains résultats suggèrent l'existence d'effets, la majorité des études ne montre pas d'effets. Une démarche scientifique rigoureuse nécessite qu'un résultat soit confirmé par d'autres équipes de chercheurs dans les mêmes conditions. De nombreuses affirmations spectaculaires relayées dans les médias n'ont pas été confirmées par la suite. C'est le cas par exemple de l'étude hollandaise TNO qui démontrait des troubles du bien être à des expositions à des signaux UMTS de l'ordre de 1V/m : cette affirmation n'a pas été confirmée malgré plusieurs réplications en Suisse, et en Angleterre. C'est aussi le cas d'une étude récente sur les effets biologiques des rayonnements non-ionisants sur les plants de tomates. Les chercheurs travaillant sur le sujet ont tout de suite démenti toute extrapolation de leurs résultats à la santé humaine, en se désolidarisant des premières déclarations émises sur ces recherches.

  • L'hypersensensibilité électromagnétique a-t-elle un rapport avec les ondes électromagnétiques ?

    Les personnes qui se déclarent électrosensibles ont des symptômes et des problèmes de santé qui sont, le plus souvent, bien réels. L'Organisation Mondiale de la Santé a analysé ce sujet en décembre 2005. Elle a écrit dans un document qui est disponible sur Internet que l'électrosensibilité n'était pas un diagnostic médical. Elle considère également que les discours expliquant l'électrosensibilité par l'exposition aux ondes radio n'avaient aucun fondement scientifique.

  • Certaines études épidémiologiques démontreraient un risque plus élevé de développement de tumeurs chez les utilisateurs de portables ?

    Certaines études épidémiologiques récentes suggèrent en effet un risque lié à une utilisation intensive et de longue durée (en général > 10 ans) du téléphone portable. Il s'agit d'enquêtes comparant les habitudes d'utilisation du téléphone portable entre des personnes atteintes d'une tumeur et une population comparable par ailleurs mais ne souffrant pas de ces pathologies.
    Le niveau de risque reste très minime et ces études portent souvent sur des échantillons qui sont trop faibles pour que leurs conclusions puissent être considérées comme assurées.
    Les recherches doivent continuer d'une part pour avoir des données sur des échantillons plus larges mais aussi pour rechercher les mécanismes biologiques qui pourraient expliquer ces observations.

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